Nos derniers articles

LES 35 HEURES

L

Ainsi donc l’examen de la loi El Khomri a été reporté, sous la pression des «forces de gauche», de la menace de manifestations lycéennes et estudiantines, d’une mobilisation syndicale, d’une pétition de 700.000 signataires….

Cette loi constituerait un grave recul en matière de droits sociaux. Les 35 h seraient remis en cause.

Attardons-nous sur les 35 h. Plusieurs leaders de la droite et du centre proposent, ou ont proposé, d’abroger les 35 h. Emmanuel Macron, comme maintenant le gouvernement à travers cette loi El Khomri, sont accusés de vouloir faire de même.

Il n’en est rien.

Avant la loi sur les 35 h, la durée légale du temps de travail hebdomadaire était de 39 h. Au-delà de 39, les heures supplémentaires étaient payées avec une majoration de 25% et après un certain seuil de 50%. Réduire la durée légale du temps de travail hebdomadaire à 35h n’a pas seulement consisté à indiquer qu’à compter de la 36iéme heure il y aurait majoration sur la base du même taux horaire. Il a été décidé en réalité, et unilatéralement par Mme Aubry et M Jospin, de payer 35h de travail comme 39.

L’objectif de cette considérable réforme était triple :

– IDEOLOGIQUE: on est de gauche donc il faut mettre en œuvre une grande avancée sociale
– SOCIAL: travailler moins, plus de temps pour la famille, la culture, le sport
– ECONOMIQUE: les heures libérées permettront la création d’emploi.

Ce dernier objectif n’a été nullement atteint. Prenons un exemple simple. Une secrétaire médicale, accueillant les patients et effectuant des tâches administratives, travaillait, sous le règne des 39h, du lundi au jeudi de 9h-13h 14h-18h, le vendredi de 9h-13h et de 14-17h. Avec la réduction du temps de travail à 35h les horaires de cette employée sont passés à 9h-12h30 14h-17h30 tous les jours de la semaine. Est-il nécessaire de préciser qu’aucun emploi n’a été créé pour combler les quatre heures manquantes ? Il a été demandé à la secrétaire d’effectuer le même travail en moins de temps ; quant aux patients ils ont vu les horaires d’ouverture du secrétariat se réduire.

Il peut être rétorqué qu’à plus grande échelle, dans les plus grandes entreprises, les heures libérées sont plus importantes et peuvent donc contribuer à la création d’emplois. Mais c’est méconnaître les capacités d’adaptation du secteur privé, lequel a dans l’ensemble intégré les 35h dans son organisation, même si cela a alourdi le coût du travail.

En revanche, les 35h ont créé des perturbations non négligeables dans les services publics, où des millions d’heures, qui ne peuvent être financées, ont été perdues, ce dont pâtit le public. C’est criant dans les hôpitaux, la justice, la police.

Une véritable abrogation des 35h consiste donc à revenir à la situation d’avant les 35h, c’est-à-dire à travailler 39h sans augmentation de salaire.

Je reconnais le caractère provocateur de cette proposition. C’est pourquoi un moyen terme, à savoir 37h, serait non seulement salutaire, mais aussi possible. Cela serait accompagné d’une sixième semaine de congés payés, pour ceux qui n’en bénéficient déjà pas.

Utopie ? Récemment, en novembre 2015, le Conseil Départemental des Alpes-Maritimes, a décidé d’augmenter la durée de travail de ses agents sans hausse de salaire : 25 millions d’euros d’économie soit l’équivalent de 120 emplois temps plein !!

PS: Alain Juppé a fait savoir le mois dernier qu’il avait choisi comme dauphine à la mairie de Bordeaux Virginie Calmels, présentée également pour être candidate sur la 2ième circonscription de la Gironde (Bordeaux centre). Il y a tout lieu de se réjouir de ce choix ; d’une part parce qu’il est agréable de voir une personnalité se préoccuper de sa succession ; d’autre part parce que Virginie Calmels a la stature pour diriger une ville comme Bordeaux.

A PROPOS DES ELECTIONS REGIONALES

A

C’est le temps des fêtes. Pourtant ma colère après les régionales ne s’est guère apaisée.
Tout le monde a poussé un « ouf » de soulagement en constatant que le Front National n’avait réussi à conquérir aucune région…

Mais a-t-on oublié qu’il a fait, au niveau national, un score historique au premier tour et qu’au second tour, Marine LE PEN réalise 42% dans sa région tandis que sa nièce Marion Maréchal Le Pen obtient 45%, qu’il comptera 356 conseillers régionaux, soit plus que le Parti Socialiste n’en disposera !!

Mais a-t-on oublié que les Bartolone, Woerth, Vigier, tout juste élus conseillers régionaux, viennent d’abandonner ce mandat, qui n’était donc qu’une marche de plus dans la satisfaction de leur égo !!

Mais a-t-on oublié que ce scrutin proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, unique au monde, mais créé au début des années 2000 pour éliminer les centristes, permet ainsi aux nationalistes corses, avec à peine  35% des voix, de nous faire croire que l’Ile de beauté est devenue du jour au lendemain nationaliste et de prêter serment sur la « Giustificazione della rivoluzione di Corsica » de Don Gregorio Salvini !!

Mais a-t-on oublié que dans notre région le score de la liste Calmels n’a d’égale que sa prévisibilité !!

Attardons nous sur ce dernier point.
La grande région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes était donnée pour l’une des plus difficiles à reconquérir. Dans mon édito de juillet dernier, j’expliquais qu’une stratégie gagnante ne pouvait passer que par la présence de deux listes séparées au 1er tour suivies d’une fusion au 2ième tour, respectant le poids réel de chacune des forces. La droite et le centre doivent combattre sur deux fronts. La droite doit redevenir la droite quant aux centristes ils doivent s’unir et s’affranchir de toute tutelle pour incarner leurs valeurs et attirer l’électorat modéré ainsi que les déçus de Hollande qui se sont massivement abstenus au premier tour de cette élection. Il faut donc deux armées ; sinon c’est danser sur un seul pied.
Au lieu de cela les tractations nationales imposent sur tout le territoire le dogme de l’union dès le 1er tour sans prendre en considération les particularités régionales ni les forces en présence. Voici le résultat, sur Bordeaux, la liste de Virginie Calmels ne disposant que de très peu de réserve de voix gagne moins de 5% entre les deux tours, tandis que la liste d’Alain Rousset capitalise toutes les voix des autres listes (écologiste – Front de Gauche – Divers Gauche)  réalisant un gain de plus de 16%.
Enfin que dire de la composition des listes ?! La coupure avec la réalité est consommée. Liste Calmels en Gironde : une personnalité télégénique et brillante mais propulsée dans l’arène politique il y a seulement quelques semaines, un cavalier, puis quatre ou cinq chefs de parti……Je parle de ce que je connais le mieux mais chez les autres et ailleurs c’est pareil.

Je vous souhaite un joyeux Noël,  de très bonnes fêtes de fin d’année, et vous donne rendez-vous l’année prochaine.

Ludovic BOUSQUET
contact@ludovic-bousquet.fr
www.ludovic-bousquet.fr

LES INTERVENTIONS EXTÉRIEURES FRANÇAISES

L

La crise des migrants et les tragiques évènements du vendredi 13 novembre amène plusieurs commentateurs à critiquer vertement les interventions récentes des occidentaux au Proche-Orient, plus particulièrement l’intervention de 2003 en Irak et celle de 2011 en Libye, qui auraient semé le chaos.
Je voudrais donc aborder ici la politique française en la matière, au sujet de l’Irak, de la Libye et de la Syrie.

2003 – L’IRAK: UNE NON INTERVENTION.
Nous connaissons tous le refus français de s’associer et même d’approuver l’attaque américaine de 2003 contre l’Irak avec des alliés servant d’alibi. Le motif officiel, l’existence d’armes de destruction massive, était fallacieux et Colin POWELL, l’ancien Secrétaire d’Etat américain, l’a reconnu lui-même. Par ailleurs si Saddam  HUSSEIN avait mis en place un système dictatorial très brutal, il n’existait à l’époque aucun mouvement populaire d’ampleur contestant le régime, ni donc de guerre civile prévisible. En revanche cette invasion américaine a provoqué un chaos complet avec la création d’une guérilla sunnite anti-chiite, et anti-occidentale, qui s’est peu à peu transformée en la milice extrémiste de l’Etat Islamique.

Cette intervention de 2003 était totalement injustifiée et la position de la France était à approuver.

2011- LIBYE: UNE INTERVENTION INACHEVÉE.
Dans le cadre du printemps arabe, à la suite des événements tunisiens, une rébellion contre l’autocrate Mouammar KADHAFI a commencé à naître et pris de la l’ampleur dans le pays voisin, la Libye.

Face aux craintes d’une guerre civile totale et surtout à la menace d’expéditions sanguinaires contre les populations civiles, une intervention militaire, essentiellement française et britannique, avec un fort soutien américain, sous couvert de l’ONU, eut lieu entre mars et octobre 2011. La fin des opérations coïncida avec l’élimination physique de KADHAFI.

En juillet 2012 se tinrent des élections démocratiques, les premières en Libye. Malheureusement deux ans plus tard, les profonds désaccords entre les islamistes perdants des élections  de 2012 et les modérés s’exacerbèrent amenant la formation de deux gouvernements distincts, l’un siégeant à Tripoli, l’autre à Tobrouk, avec des affrontements parfois armés entre les deux camps, auquel il faut rajouter un contrôle de plus en plus faible sur les confins sahariens favorisant désormais l’implantation de « l’Etat Islamique ».

La situation à ce jour n’est guère réjouissante mais elle est sans commune mesure avec ce qui se déroule en Irak et en Syrie. Je n’ose imaginer ce qui se serait produit si une guerre civile avec massacres, guérillas, contre guérillas s’étaient développée dans ce pays dirigé par un KADHAFI aux abois.

KADHAFI avait sciemment choisi la voie du glaive et avait rejeté toutes les portes de sortie qui lui étaient offertes. Ses imprécations télévisuelles hallucinées contre les « rats » qu’il menaçait de poursuivre « zenga, zenga » (« rue par rue »), n’ont d’égal que celle de son fils Seif El-Islam, lequel promettait aux insurgés des « rivières de sang » (Ndrl JA).

Il peut être seulement regretté que l’intervention internationale a cessé brutalement en octobre 2011, sans accompagnement ultérieur.
Il est vrai que les français et les britanniques ne pouvaient plus, seuls, assumer cet engagement militaire.
Notons que l’ONU a pris le relais aujourd’hui en désignant un émissaire pour faciliter la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.

2013 – SYRIE: UNE INTERVENTION EMPÊCHÉE.
Toujours dans le cadre du printemps arabe, est né en Syrie, contre ASSAD et son clan, un mouvement de contestation, qui s’est transformé en rébellion, puis en rébellion radicale impliquant le front Al-Nosra (branche d’Al-Qaïda) et l’état islamique.

Dès le départ, la France manifeste des velléités d’intervention, mais elles sont freinées tant pour des raisons matérielles (interventions concomitantes en Libye, difficultés financières) que politiques et diplomatiques (ASSAD est soutenu par la Russie et l’Iran).

En août 2013, sous prétexte d’une utilisation d’armes chimiques par ASSAD, la France est prête à intervenir mais elle lâchée l’avant-veille par les britanniques et la veille par OBAMA.

2015 – LES RESULTATS
La guerre civile prospère, l’état islamique, déjà créé en Irak, se développe, Al-Qaida s’implante, des centaines de milliers de morts, des millions de réfugiés, des dizaines de milliers de migrants…et maintenant une intervention russe de plus en plus visible mais aussi, sur la pointe des pieds, des occidentaux accentuée depuis le 13 novembre.

Il ne s’agit là que de quelques rappels qui démontrent cependant :
− que la France n’a pas à rougir de ses prises de position,
− que les autres pays européens, à l’exception des britanniques, sont inexistants,
− que sans appuis extérieurs, en particulier celui des Etats-Unis, la France est impuissante.

Enfin je ne suis pas dupe que toute intervention ou non intervention est également sous tendue par la défense d’intérêts diplomatiques, politiques, financiers ou autres.

Ces réflexions avaient été couchées sur le papier avant les derniers attentats. Mais ceux-ci, loin de les invalider, confirment d’une part que l’intervention américaine en Irak de 2003 a été et demeure une véritable catastrophe, que d’autre part la frilosité initiale envers ASSAD a permis le développement d’une guérilla radicale extrémiste.

Ludovic BOUSQUET
contact@ludovic-bousquet.fr
www.ludovic-bousquet.fr

LES PRIMAIRES, LE PIÈGE?

L

En 2001, les Verts organisent  une  primaire pour  choisir leur candidat à l’élection présidentielle. C’est Alain LIPIETZ qui remporte cette compétition. Mais, quelques semaines plus tard, en raison de très mauvais sondages, il est remplacé en pleine campagne présidentielle par Noël MAMERE.

En 2006, les socialistes à l’issue d’une primaire choisissent Ségolène ROYAL au détriment de Laurent FABIUS et de Dominique STRAUSS-KAHN. Elle se fera battre assez largement par Nicolas SARKOZY.

En 2011, les Verts, lors d’une nouvelle primaire, refont le coup de 2001 : ils préfèrent l’idéologue Eva JOLY à Nicolas HULOT. Résultat : un score ensuite ridicule.

Dans le même temps, la gauche choisit, après l’explosion en vol de DSK, le candidat de la « synthèse », qui finalement vaincra avec moins de 52 % des électeurs un adversaire qu’aucun des candidats éliminés au 1er tour n’avait ensuite soutenu.

Après cette élection sans gloire et une double campagne (primaire et présidentielle) au cours desquelles les propositions du président élu furent indigentes, voilà celui-ci avec des seuils d’impopularité jamais atteints par ses prédécesseurs.
Son sort parait réglé.
A moins que…

En effet, malgré le bilan «globalement peu positif» (pour paraphraser une célèbre formule) des primaires, les Républicains ont décidé d’en organiser une. Tout s’annonce comme une future (et déjà) foire d’empoigne avec à la clef certainement une victoire probable pour Nicolas Sarkozy.
Dans quel état sera le champ politique, déjà décrié et déserté par les citoyens, après ce combat ?

A ce jour les centristes de l’UDI, malgré l’amicale pression de Nicolas SARKOZY dans le cadre des négociations pour les régionales, n’ont pas décidé de participer à cette primaire. Nous savons que François BAYROU n’y participera pas. Nous comprenons aussi qu’il sera candidat à la présidentielle si le résultat de la primaire des Républicains désigne Nicolas SARKOZY.

La position d’Alain JUPPE est originale mais non dénuée d’ambiguïté. Il participe à la primaire si celle-ci est ouverte aux centristes, UDI et MODEM et reconnaîtra la validité du scrutin uniquement en cas de succès populaire, avec une participation de près de 3 millions de français. Or ce chiffre n’a pas été atteint à la primaire socialiste de 2011 !

Il appartient à Alain JUPPE, pour la France , pour le respect de l’esprit des institutions de la Vème République, pour les français qui ne veulent ni de la reconduction de François Hollande, ni du retour de Nicolas Sarkozy et pour lui-même de sortir du piège des primaires afin d’incarner auprès des Français, le recours attendu et initier la nécessaire  recomposition politique du pays.

Ludovic BOUSQUET
contact@ludovic-bousquet.fr
www.ludovic-bousquet.fr

LES ÉLECTIONS RÉGIONALES, STRATÉGIE, STRATÉGIE…

L

Par courrier adressé aux adhérents, Jean-Christophe LAGARDE, Président de l’UDI, indiquait qu’à part Paris où Chantal JOUANO présentera une liste sous les couleurs de l’UDI, pour les autres régions la stratégie n’est pas encore arrêtée.
Dans certaines d’entre elles un partenariat avec l’UMP est possible et souhaitable, dans d’autres, l’UDI peut avoir vocation à se présenter sous ses propres couleurs.
La décision sera prise région par région après que soit organisées, en interne, des réunions pour en débattre.

Et pour préciser sa pensée, Jean-Christophe LAGARDE de poursuivre :
« Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, je souhaite que ces élections régionales soient l’occasion de mettre en avant des hommes et des femmes qui portent un projet politique sur la durée, ce mandat doit être confié à des gens qui sauront l’utiliser pour s’ancrer localement et préparer les échéances suivantes. »

La feuille de route semble claire. En tout cas pour moi elle l’est.

Avant de prendre une décision concernant la grande région Aquitaine/Limousin/Poitou-Charentes il faut analyser les résultats des élections départementales et notamment ceux du premier tour :

Total des voix de Gauche (PS+EXTG+PC+FG+DIVG+PRG+EELV)
918 512 voix soit 43.3%

Total des voix de la Droite et du Centre ( UMP+UDI+MODEM+DLR+DIVD+SE)
768 654 voix soit 36.3%

Total Front National + EXTD
432 183 voix soit 20.4%

En dépit d’un environnement politique extrêmement défavorable à la Gauche, mais contrarié par un score important du Front National, l’union UMP/UDI/MODEM/CPNT ne parvient pas à s’imposer en Gironde et plus largement dans la région Sud-ouest qui reste acquise aux socialistes et ses alliés, les radicaux de gauche , le parti communiste et EELV.

Si le mode de scrutin imposait cette stratégie d’union pour les départementales, compte tenu du score attendu du Front National et de fait, du risque d’être éliminé au premier tour, il n’en est pas de même pour les Régionales qui se dérouleront en décembre 2015.

En premier lieu il n’y a aucun risque pour une liste UMP ou une liste centristeindépendante d’être éliminée au premier tour. Le seuil d’élimination est fixé à 10% des exprimés et le seuil qui permet de fusionner est fixé à 5% des exprimés.
D’autre part le Front National, lui aussi, est assuré d’être en situation de se maintenir au second tour, privant ainsi l’UMP, d’un réservoir d’électeurs.

149 858 voix  soit 7% nous séparent du total des gauches dans la nouvelle région créée.
Dès lors la stratégie de l’union UMP/UDI/MODEM/CPNT au premier tour de ces élections, fige dans une version atrophiée l’électorat de droite et du centre, au niveau atteint à l’élection départementale.
De plus pour le second tour nous nous retrouvons sans aucun réservoir de voix.
Cette stratégie d’union à tout prix est un dogme. L’union doit être un outil parmi d’autres outils au service de l’élection du moment.

Pour ces prochaines élections régionales, autant il m’apparaît impératif de faire l’union dans toutes les régions promises à la droite et au centre, autant il est évident qu’il faut diversifier l’offre dans les 3 régions que les résultats des départementales annoncent comme promises à la gauche (Aquitaine/Bretagne/Midi-Pyrénées).

Je demande donc à l’UDI d’étudier très sérieusement l’hypothèse d’une listecentriste aux élections régionales, de considérer et d’évaluer les arguments suivants :

  • Diversifier l’offre permet de lutter contre l’abstention

  • En présentant notre propre liste pour ces élections régionales, l’UDI ne se présente pas contre l’UMP mais à côté de l’UMP.

  • L’UDI à vocation à rassembler tous les centristes mais aussi les électeurs déçus par la politique menée par François Hollande qui a renié toutes ses promesses.

  • De son coté, une liste homogène UMP peut alors ajuster l’orientation de sa campagne pour retrouver ses électeurs qui se sont égarés dans le vote protestataire.

  • Quant à l’UDI elle pourra présenter une liste ouverte à la fois aux leaders locaux (élus municipaux, candidats aux départementales ayant réalisés de bon scores) ainsi qu’à des candidats nouveaux qui porteront nos couleurs lors des élections futures. Une chance comme l’indiquait Jean-Christophe LAGARDE pour valoriser nos élus, nos  futurs candidats. Un exercice salutaire pour unifier l’UDI  et souder ses membres.

Au soir du premier tour nous nous retrouverons. En fonction des scores obtenus par nos deux listes et animés par une nouvelle dynamique, nous serons en mesure de présenter pour le second tour une liste fusionnée  représentative des choix exprimés lors du premier tour.

Il était important pour le « Blog Centriste » que j’anime, de lancer ce débat afin que chacun puisse s’exprimer et que la décision finale prenne en compte les souhaits qui seront émis.

Liste d’union ou liste séparée UDI, vous pouvez déjà exprimer votre préférence en votant sur notre site :
http://ludovic-bousquet.fr/sondages/

De même vos commentaires peuvent être laissés à la suite de cet article qui sera reproduit sur le site du Blog Centriste :
http://ludovic-bousquet.fr/elections-regionales/

 

Donnons nous les moyens de la victoire

Ludovic BOUSQUET
contact@ludovic-bousquet.fr
www.ludovic-bousquet.fr

TROIS MOIS APRES

T

Trois semaines ont passé depuis l’équipée tragique et sanglante des frères Kouachi et d’Amédy Coulibaly. L’unité nationale commence à se fissurer, chacun revient à ses vieilles habitudes. Le Gouvernement essaie de trouver des solutions pour empêcher la survenance de tels évènements.
Je ne parlerai pas ici de l’aspect international, pourtant essentiel :
développement mondial de l’islamisme, déstabilisation de plusieurs Etats arabes, ressentiment à l’égard de l’Occident sur fond de conflit israléo-paslestinien…
Mais les frères Kouachi et Coulibaly étaient français et nés en France, tout comme Mohamed Merah. Les profils de ces quatre terroristes assassins sont presque identiques : Parents d’origine africaine ou nord-africaine, enfance et adolescence dans les « quartiers », échec scolaire, délinquance précoce et violente (moins prononcée pour les frères Kouachi), adhésion à un islamisme radical et à un antisémitisme obsessionnel. C’est pourquoi deux axes de lutte sont indispensables : lutter en aval, lutter en amont.

Lutter en aval : il s’agit de toutes les mesures policières, de renseignement, et judicaires. Une loi renforçant la lutte anti-terroriste a été votée en novembre dernier. En réalité la France possède à ce jour un arsenal législatif à peu près complet. Il me semble, et c’est l’avis du Gouvernement, qu’un Patriot Act à la française serait assez inutile. Il convient surtout d’appliquer les lois en vigueur et de mettre les moyens nécessaires. Cependant un point est passé assez inaperçu ces dernières années : il s’agit du démantèlement des Renseignements Généraux (RG) par Nicolas Sarkozy suite à la fusion entre ceux-ci et la DST (Direction de la Surveillance du Territoire c’est-à-dire le contre-espionnage) pour créer la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) aujourd’hui Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI). En réalité nous avons assisté à une absorption pure et simple des RG  par la DST. Le premier directeur de la DGSI était d’ailleurs le directeur de la DST. Une quantité importante de travail de terrain, de collecte de renseignements, d’infiltration, effectuée auparavant par les RG, a été abandonnée. Le Gouvernement devra se pencher impérativement, si ce n‘est déjà fait, sur ce problème. Cela peut paraître très technique mais ô combien important !!

Lutter en amont, en d’autres termes empêcher que des jeunes se réfugient dans le fanatisme religieux, puis pour certains, terroriste. D’aucuns se précipiteront sur des solutions de type économique : les terroristes sont issus de quartiers défavorisés et laissés à l’abandon. Aidons ces quartiers et cela ira mieux. Ceci est indéniable mais s’en tenir à un tel discours est notoirement insuffisant car cela ne tient pas compte de la spécificité du problème : l’absence totale de vouloir vivre ensemble, mieux même l’absence totale du sentiment d’appartenance à une communauté nationale. Insister sur les valeurs de la République, l’importance de la laïcité, la tolérance, est essentiel. Mais je pense que cela ne suffit pas. D’ailleurs, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, les enseignants portent haut et fort ce message. Mais ils se heurtent à un public qui ne veut pas entendre parce qu’il ne se sent pas concerné et mué par un réflexe communautariste, il rejette l’autorité du corps enseignant.
La laïcité, les droits de l’homme sont des valeurs rationnelles à vocation universelle qui permettent le vivre ensemble, et que nous devons défendre coûte que coûte. Mais le sentiment d’appartenance à une communauté de destin fait également appel à un sentiment affectif que ne saurait suppléer l’incantation permanente de la « République » et des valeurs qu’elle porte. Tout au long de notre histoire, catholiques, protestants, révolutionnaires, émigrés, bonapartistes, républicains, gaullistes, communistes, démocrates-chrétiens, et bien d’autres encore, n’ont pas partagé les mêmes idées, se sont combattus, voire même entretués, mais tous se sentaient appartenir à une communauté nationale. Tel n’était pas le cas des frères Kouachi et de Coulibaly.

C’est pourquoi il me parait essentiel, comme certains le proposent, de ressusciter un service national, de quelques mois, pour garçons et filles, qui pourrait prendre une forme civile, et militaire pour ceux qui le souhaitent.
Les programmes d’histoire sont aussi à revoir dans un sens de recentrage sur l’histoire nationale et européenne, en expliquant l’apport des cultures extérieures. Il faut que les jeunes d’aujourd’hui, qu’ils s’appellent Durand, Dupont, Kouachi, Coulibaly deviennent des citoyens, mais des citoyens français et européens fiers de leur appartenance. Sinon ne subsisteront que des déracinés, et beaucoup des premiers se tourneront vers les voies sans issue de l’extrême droite et de ses clones, et de plus en plus des seconds regarderont vers un islamisme leur proposant un sens à leur vie.

Ludovic BOUSQUET
contact@ludovic-bousquet.fr
www.ludovic-bousquet.fr

UNION DES DÉMOCRATES INDÉPENDANTS

U

LE « U » DE UDI SIGNIFIE UNION

Après une campagne interne intense qui aura vu Jean-Christophe Fromantin, Yves Jégo en binôme avec Chantal Jouanno, Hervé Morin et Jean-Christophe Lagarde défendre leurs conceptions de l’avenir de l’UDI, les adhérents, au terme du second tour, ont départagé les deux finalistes Hervé Morin et Jean-Christophe Lagarde. C’est ce dernier, qui ayant obtenu 53.5% des suffrages, aura la lourde tâche de succéder à Jean-Louis Borloo.

Pendant cette campagne Jean-Christophe Lagarde a clairement exposé sa vision du mouvement centriste et s’est engagé à mettre en œuvre les moyens pour y parvenir: une UDI forte, structurée et conquérante, alliée de la droite dès lors que celle-ci la respecte en tant que partenaire et non en tant que vassale, une UDI qui a vocation à conquérir le pouvoir, tous les pouvoirs tant au niveau local qu’au niveau national.

Au cours de cette campagne, les leaders se sont exprimés mais aussi les militants tels ceux qui animent le groupe « UDI d’abord » qui réclament une meilleure représentation des adhérents directs au sein des instances, mais au-delà de cet aspect, qui souhaitent, comme un grand nombre d’entre nous, une UDI qui s’extrait de ses chapelles pour tendre vers une unité.
Jean-Christophe Lagarde a proposé, s’il était élu, de démissionner de la FED. C’est un symbole fort qu’il nous faut comprendre et transcrire au niveau local.
Il est difficile de devenir une femme ou un homme politique qui compte, mais pas plus de le devenir en approfondissant sa communion qu’en cultivant sa différence.

Cette nouvelle orientation à laquelle nous appelle J.C. Lagarde est une révolution de nos modes de pensée et de notre manière d’appréhender l’action militante. Ce sont tous les logiciels qu’il faut reprogrammer, cela impose aux responsables locaux de mettre en adéquation les pratiques de management avec la ligne définie par le nouveau président de l’UDI. Les militants du département de la Gironde en votant majoritairement pour J.C. Lagarde, ont manifesté leurs adhésions aux propositions du candidat sur les points que j’ai exposé plus haut.

LE « I » DE UDI SIGNIFIE INDEPENDANTS

Il y a quelques jours Philippe Meynard nous a informés de sa démission du poste de président de l’UDI Gironde qu’il occupait depuis 2013. C’est une décision que je regrette même si je la comprends. Je remercie personnellement Philippe pour le travail accompli durant ces deux ans et notamment pour sa volonté fédératrice.

Conformément à nos statuts, les militants girondins seront donc amenés à élire prochainement un nouveau président. Dans le silence des statuts le bureau départemental à l’unanimité a considéré dans sa séance du 28 novembre que le terme du président nouvellement élu était celui fixé initialement soit dans 18 mois.

Un fort consensus, au sein de nos instances, est en train de se mettre en place pour porter à notre présidence départementale Nathalie Delattre. Je souscris à cette option, Nathalie étant la personnalité la plus solide pour occuper ce poste désormais vacant. Mais il y aura bien évidemment un appel à candidature suivi d’un vote de l’ensemble des adhérents de la Gironde.

Cependant avec l’équipe qui m’entoure depuis la création du Blog Centriste nous avons défini plusieurs critères que devra respecter celui ou celle qui dirigera pour les 18 prochains mois, la fédération de la Gironde.

Un Président de l’UDI Gironde sur la même ligne que le Président National de l’UDI.

  • Respectueux des valeurs humanistes et fédéralistes.
  • Rassembleur, disponible et « conquérant ».
  • Défenseur juste et ferme des positions girondines.
  • Libre de ses actions et choix politiques vis à vis de nos partenaires de la droite ou du Centre
  • Transparent envers ses adhérents et militants.
Un Président de l’UDI Gironde de terrain, proche de ses cadres et de sa base
  • L’UDI Gironde ne saurait se limiter à Bordeaux et la CUB. Tous les territoires doivent être mis en avant, visités, consultés, représentés et aidés.
  • L’UDI Gironde doit multiplier les actions de terrain, les réunions dans les territoires, la présentation des candidats et/ou partenaires lors de meetings, dans un but de clarté et de confiance auprès de sa base, et dans un but de puissance visible auprès de ses partenaires potentiels et des électeurs.
  • Le futur président de l’UDI Gironde devra respecter les instances du mouvement et en particulier la commission d’investiture qui devra prendre ses décisions en toute clarté et les motiver.
Un Président de l’UDI Gironde qui communique
  • Consultation optimisée de la base militante.
  • Présentation des candidats à la candidature et des investis, aux cadres du parti ainsi qu’aux militants, à l’approche de toute échéance électorale (il n’est plus question d’apprendre par la presse le nom des candidats investis ou de laisser penser que les décideurs ne partagent aucune information, ou d’attendre la veille d’une élection pour savoir quel candidat la base serait en mesure de soutenir).
Un Président de l’UDI Gironde disponible, accessible et impartial
  • Un président qui cumule trop de fonctions et/ou mandats ne saurait être pleinement impliqué à la tête du parti pour défendre l’intérêt général.
  • Un président qui saura éviter de favoriser le mouvement associé dont il est issu.
Un Président de l’UDI Gironde qui soit force de propositions et rompu à la négociation
  • L’UDI Gironde doit être un mouvement actif et visible
  • L’UDI Gironde, s’il est un allié naturel de l’UMP Gironde, et un allié ponctuel du MoDem Gironde, s’imposera lors des négociations de candidatures. Si alliances il y a, celles-ci doivent passer par la concurrence, la loyauté, l’équilibre et la fermeté.
  • L’UDI Gironde doit être dirigée par un président pour lequel l’éventuel lien de subordination avec un pouvoir politique local détenu par nos partenaires de l’UMP ou du MoDem ne saurait l’entraver.
Ces quelques points sur lesquels nous pouvons tous nous accorder devront guider nos futurs responsables.

LE « D » DE UDI SIGNIFIE DEMOCRATES

Démocrates, nous le sommes mais nos structures sont-elles démocratiques, chacun d’entre nous a-t-il les mêmes chances d’accéder à un poste de responsabilité au sein de notre formation, a-t-il  les mêmes chances de voir sa candidature retenue pour figurer comme candidat à une élection, nos idées ou propositions sont-elles prises en compte et traduites politiquement par nos élus et responsables ?  Vous connaissez la réponse.

La démocratie représentative telle qu’elle se pratique dans les mouvements politiques dont l’UDI, fait apparaître rapidement ses insuffisances. Cette gouvernance du passé doit faire une place à la démocratie participative qui répond au besoin éthique de statuer sur tous les sujets qui touchent à notre quotidien et sur toutes les décisions qui engagent notre mouvement. Cette nécessité de revitaliser la démocratie interne s’appuie sur un rôle et des pouvoirs nouveaux dévolus aux adhérents et militants. La démocratie est une activité collective dont la fonction essentielle est de construire une société apaisée où chacun peut trouver sa place, cela vaut aussi pour l’UDI.

Pour l’avenir nos techniques de management devront intégrer :

  • La représentativité par tirage au sort
  • La consultation
  • La concertation
  • La co-élaboration

De tout cela j’aurai l’occasion de vous entretenir plus précisément dans un prochain message. Pour l’heure j’invite les adhérents et les militants de l’UDI qui le souhaitent à rejoindre le Blog Centriste s’ils partagent nos idées.

Ludovic BOUSQUET
contact@ludovic-bousquet.fr
www.ludovic-bousquet.fr

Naissance du Blog Centriste

N

Je vous invite à découvrir mon nouveau blog (www.ludovic-bousquet.fr) consacré à porter la parole et les propositions des centristes à Bordeaux. En 2002, la création de l’UMP a provoqué l’éclatement de l’ancienne UDF. Suite au séisme déclenché par l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour des élections présidentielles, une majorité d’élus et de militants centristes ont rejoint les rangs du nouveau parti de droite. François Bayrou, lui, refusant que le centre soit absorbé, a décidé de poursuivre le chemin chaotique de l’orthodoxie centriste. Il réalisera aux présidentielles de 2007 un score inattendu et inespéré de 18%. Ce succès s’expliquait par un discours de vérité, apprécié des Français. Mais une stratégie électorale suicidaire, ses inimitiés et un exercice solitaire du pouvoir auront vite fait de consumer ce capital. En 2012 François Bayrou, pourtant toujours porteur d’une analyse exacte de la situation de la France, ne rassemble plus que la moitié de ses électeurs de 2007. Il annonce, qu’à titre personnel, il votera au second tour pour François Hollande. C’est à ce moment que j’ai décidé, comme bon nombre de mes amis, de rompre avec le MODEM et c’est tout naturellement que j’ai rejoint l’UDI dès sa création. Le pays a, plus que jamais, besoin d’un centre fort, indépendant et rassemblé. Unis nous pourrons jouer un rôle de premier plan dans la vie politique et devenir le pivot de nouvelles majorités parlementaires, régionales et municipales.

Aux dernières élections municipales, dans notre département, les listes d’union UMP-UDI-MODEM ont remporté de nombreux succès, portées il est vrai par un fort courant national. Il est tout de même très intéressant de remarquer que la plus-part des grosses communes qui ont basculé dans notre département l’ont été grâce à des candidatures centristes de toute obédience (UDI, MODEM, divers centre) : St Ciers sur Gironde, Carbon-Blanc, Artigues, Langoiran, Le Taillan-Médoc, St Médard en Jalles, Castelnau-Médoc, Lacanau, Pauillac, Lanton. Grâce à cela, auquel il faut associer la magnifique victoire de Franck RAYNAL à Pessac, Alain Juppé dirige la CUB et les prochaines élections Sénatoriales devraient permettre à notre amie Nathalie Delattre de devenir sénatrice UDI. Je ne doute pas que nos partenaires de l’UMP et du MODEM mettront tout en œuvre et feront le nécessaire pour transformer notre succès aux municipales en un succès aux sénatoriales, il en va de l’intérêt de la ville de Bordeaux, de l’intérêt de la Gironde, et celui de la France en faisant en sorte que la droite et les centres soient majoritaires au sénat.

De 2008 à 2014 j’ai siégé en tant que conseiller municipal à Bordeaux, délégué au droit des sols, à l’environnement et au quartier Victor-Hugo-Saint-Augustin. Dégagé de cette charge, je souhaite approfondir le lien avec les bordelaises et les bordelais. Je poursuis mon combat à l’UDI, responsable de la seconde circonscription de Bordeaux (Bordeaux Centre) et j’entends participer avec mes amis de l’UDI pour faire du mouvement centriste la principale formation politique autour de laquelle pourront se nouer les futures alliances.

Le projet d’Alain Juppé « Un temps d’avance » aux dernières municipales a fédéré une très large majorité de bordelaises et de bordelais sur une vision à long terme de notre ville. Mais forte peut être la tentation de reléguer la politique du quotidien au second plan au profit d’une vision futuriste de la ville, d’ambitieux plans de développement, de grands travaux. Je souhaite que cette mandature soit aussi le temps des Bordelais. Il faut imaginer le Bordeaux de 2030, mais il ne faut pas oublier l’état de nos rues et trottoirs, le ramassage des ordures, l’aspect malgré tout minéral de Bordeaux, les places en crèche, les équipements sportif du quotidien. Ces quelques exemples de préoccupations peuvent paraître dérisoires aux regards des enjeux auxquels seront confrontées les métropoles dans l’avenir, mais ces problèmes sont nos problèmes, ils pèsent sur notre quotidien. Avec mes amis nous seront vigilants et prompts à agir.

Je veux aussi parler de cette fracture que le Président Chirac appelait fracture sociale, aujourd’hui la fracture est non seulement sociale mais morale, elle s’accompagne d’une grave crise de confiance envers les femmes, les hommes politiques et les partis. Les corps intermédiaires sont contestés dans ce qui est leur mission. Michèle DELAUNAY, avec laquelle je n’ai guère de points communs, a raison de dénoncer le « tunnel » c’est-à-dire la multiplication de ceux qui du sortir des études à la retraite enchaînent les postes de chargé de mission, attaché parlementaire, membre de cabinet, puis élu, sans avoir connu, ou peu, la réalité de la vie active de l’immense majorité de nos concitoyens. C’est sur ce terreau que se développent les populismes. Les opposés se crispent, le dialogue cède le pas à l’invective. La voie du centre doit apparaître comme le seul moyen de faire les réformes indispensables dans une France apaisée.
Oui l’UDI sera le réveil de la politique.

Enfin je voudrais rappeler notre engagement Européen. Nous sommes la seule famille de pensée à défendre réellement la construction européenne. Il est faux de prétendre que tous nos problèmes sont le fait des institutions européennes. C’est à la fois lâche et irresponsable. S’il faut apporter des correctifs à cette construction, s’il faut refonder l’Union Européenne, nous y prendrons part avec toujours le désir d’améliorer ce qui existe.

Tolérants vis à vis de l’autre, modérés dans l’expression mais fermes dans nos convictions et courageux dans nos actions, nous vous invitons à vous approprier le « Blog Centriste », il sera le lien entre toutes celles et tous ceux qui souhaitent œuvrer tant au plan national qu’au plan local à la réalisation de nos ambitions.

Scroll Up