les RépublicainsLES PRIMAIRES, LE PIÈGE ?

 

En 2001, les Verts organisent  une  primaire pour  choisir leur candidat à l’élection présidentielle. C’est Alain LIPIETZ qui remporte cette compétition. Mais, quelques semaines plus tard, en raison de très mauvais sondages, il est remplacé en pleine campagne présidentielle par Noël MAMERE.

En 2006, les socialistes à l’issue d’une primaire choisissent Ségolène ROYAL au détriment de Laurent FABIUS et de Dominique STRAUSS-KAHN. Elle se fera battre assez largement par Nicolas SARKOZY.

En 2011, les Verts, lors d’une nouvelle primaire, refont le coup de 2001 : ils préfèrent l’idéologue Eva JOLY à Nicolas HULOT. Résultat : un score ensuite ridicule.

Dans le même temps, la gauche choisit, après l’explosion en vol de DSK, le candidat de la «synthèse», qui finalement vaincra avec moins de 52 % des électeurs un adversaire qu’aucun des candidats éliminés au 1er tour n’avait ensuite soutenu.

Après cette élection sans gloire et une double campagne (primaire et présidentielle) au cours desquelles les propositions du président élu furent indigentes, voilà celui-ci avec des seuils d’impopularité jamais atteints par ses prédécesseurs.

Son sort parait réglé.

A moins que…

En effet, malgré le bilan «globalement peu positif» (pour paraphraser une célèbre formule) des primaires, les Républicains ont décidé d’en organiser une. Tout s’annonce comme une future (et déjà) foire d’empoigne avec à la clef certainement une victoire probable pour Nicolas Sarkozy.

Dans quel état sera le champ politique, déjà décrié et déserté par les citoyens, après ce combat ?

A ce jour les centristes de l’UDI, malgré l’amicale pression de Nicolas SARKOZY dans le cadre des négociations pour les régionales, n’ont pas décidé de participer à cette primaire. Nous savons que François BAYROU n’y participera pas. Nous comprenons aussi qu’il sera candidat à la présidentielle si le résultat de la primaire des Républicains désigne Nicolas SARKOZY.

La position d’Alain JUPPE est originale mais non dénuée d’ambiguïté. Il participe à la primaire si celle-ci est ouverte aux centristes, UDI et MODEM et reconnaîtra la validité du scrutin uniquement en cas de succès populaire, avec une participation de près de 3 millions de français. Or ce chiffre n’a pas été atteint à la primaire socialiste de 2011 !

Il appartient à Alain JUPPE, pour la France , pour le respect de l’esprit des institutions de la Vème République, pour les français qui ne veulent ni de la reconduction de François Hollande, ni du retour de Nicolas Sarkozy et pour lui-même, de sortir du piège des primaires afin d’incarner auprès des Français, le recours attendu et initier la nécessaire  recomposition politique du pays.

Ludovic BOUSQUET
contact@ludovic-bousquet.fr

 

Aller à la barre d’outils