Bilan des Elections Européennes de 2014 en Gironde

L'analyse de Serge Champeau, Chargé de Mission Europe de l'UDI Gironde

 

L’UDI Gironde, sous l’impulsion de Philippe Meynard, qui tenait beaucoup à ce que nous nous mobilisions très tôt, pour que la campagne pour les Européennes ne soit pas éclipsée par celle des Municipales, a organisé, dès septembre 2013, des « cafés politiques européens ». Ils ont été déployés dans une dizaine de villes du département, sur des thèmes divers, toujours en relation avec l’Union européenne : « l’Europe et l’emploi », « l’Europe et la viticulture », « l’Europe quelle chance pour les jeunes», etc.. En mars, le MoDem s’est joint à nous, et c’est tout naturellement que ces cafés ont pris place, en avril-mai, dans la campagne officielle de la liste UDI-MoDem « Les Européens ».

Au total, c’est entre 300 et 400 personnes,  adhérents UDI et MoDem mais aussi citoyens sans appartenance politique, qui ont participé à ces cafés européens, animés par diverses personnalités locales puis, à partir de mai, par les membres de notre liste : Robert Rochefort et Muriel Boulmier en particulier.

Ces réunions ont donné lieu à de riches échanges et ont permis de mobiliser nos adhérents, dans un contexte difficile d’une part en raison de la proximité des Municipales, d’autre part à cause de la forte pression eurosceptique et europhobe au niveau  national. Elles ont été complétées par des actions de terrain comme des tractages sur les marchés ou la distribution de tracts en boîtes aux lettres.

En Gironde, la campagne s’est dans l’ensemble bien déroulée. Les responsables Europe de l’UDI et du MODEM de Gironde, qui entretiennent de bonnes relations, ont travaillé de concert. Les incompréhensions et tensions, inévitables dans ce genre d’alliance, ont été réduites au minimum. L’UDI 33 peut seulement regretter  que la logistique de la liste « Les Européens » du Sud-Ouest ait connu quelques ratés (la dernière brochure, qui contenait notre programme, n’est pas parvenue à temps pour être distribuée massivement) (que les responsables de la liste n’aient pas toujours fait suffisamment appel aux forces locales (avant la campagne, en réunissant les responsables des deux partis, comme  pendant la campagne).

Il est bien difficile de mesurer quel a été l’impact de notre mobilisation dont  chacun a reconnu qu’elle avait été, au niveau de la Gironde, principalement le fait de l’UDI. Le résultat de la liste « Les Européens » en Gironde (9,73%) est très proche du résultat national. Ce qui est plus instructif, par contre, est le fossé qui existe entre les excellents résultats de Bordeaux, de la plupart des communes de la rive gauche et de la plupart des grandes villes de Gironde, d’une part, et le faible score de notre liste dans les communes de la rive droite et dans les communes rurales. Notre score à Bordeaux est excellent (12,85%) et il est excellent ou très bon dans un grand nombre de communes de la rive gauche (Talence 14,97%, Le Bouscat 12,40%, Le Taillan 12,29%, Pessac 11,76%, Mérignac 11,03%, etc.). Il est par contre faible, comme on pouvait s’y attendre, à Carbon Blanc (8,87%), Floirac (7,30%) et dans certaines communes de la rive gauche Bègles (6,78%). Dans les communes plus rurales, nos scores sont dans l’ensemble faibles (une exception, bien sûr : Barsac, 17,08% ; merci Philippe !).

Les excellents et très bons résultats sont très encourageants pour nous. Ils signifient que notre conception de l’Union européenne a attiré les électeurs les plus favorables à l’Union européenne. Les ambiguïtés du PS et de l’UMP nous ont très certainement aidés. Au-delà, ces résultats montrent que nous sommes solidement implantés à Bordeaux et dans une grande partie de la rive gauche. Cela est de bon augure pour les prochaines échéances nationales !

Quant aux résultats insuffisants (communes de la rive droite et communes rurales), ils attirent notre attention sur tout le travail qui nous reste à faire auprès de l’électorat populaire.

 

Serge Champeau, chargé de mission Europe de l’UDI Gironde

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