DOUBS – LEGISLATIVE PARTIELLE LE CENTRE N’EST PAS LA DROITE

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Le candidat de la droite a été battu dès le premier tour de l’élection législative partielle organisée dans la quatrième circonscription du Doubs, laissée vacante par Pierre Moscovici. Le second tour opposera donc le candidat du Parti Socialiste à celui du Front National.

Dès l’annonce des résultats du premier tour, l’UDI, bien qu’étant dans l’opposition, a explicitement appelé tous les électeurs de la circonscription à faire barrage à l’extrême droite en votant « pour le seul candidat républicain restant en lice ».

Au MoDem, François Bayrou a déclaré qu’il n’aurait « aucune hésitation à voter PS » face au Front National.

A l’UMP, en revanche, c’est la confusion: tandis que Bussereau, NKM et Juppé appellent à faire barrage au FN, la plupart des autres ténors du parti tergiversent, hésitent, s’interrogent. Profondément embarrassés par cette élection, les cadres de l’UMP sont incapables d’adopter une position claire et unanime. La plupart d’entre eux ne croient plus au « front républicain » et défendent la ligne du « ni-ni », c’est-à-dire ni PS ni FN. Certains considèrent même qu’il ne faut donner aucune consigne de vote.
Pourquoi une telle frilosité?
Parce que les responsables de l’UMP savent qu’une partie de leurs électeurs se reportera naturellement sur le candidat du FN. Et parce qu’en appelant à voter PS, l’UMP a peur de se discréditer, et de valider la thèse frontiste de « l’Etat UMPS ».

Dont acte. Les centristes, eux, ont préféré la défense de leurs convictions républicaines et humanistes à tout calcul politicien. Ils ont simplement considéré que les valeurs républicaines passaient avant tout le reste, et que la lutte contre l’extrême droite était plus importante que l’opposition droite/gauche.
Le centre n’est pas la droite.

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