udi-logo-espaceELECTION DU PRÉSIDENT DE L'UDI GIRONDE

Le BLOG CENTRISTE animé par Ludovic BOUSQUET revient sur la demande d’Adrien BONNET souhaitant que la Fédération UDI-Gironde organise un débat entre Nathalie DELATTRE et lui-même, dans le cadre de l’élection par les militants UDI, du Président de la Fédération de la Gironde.
Nous reproduisons ci-dessous la demande d’Adrien BONNET ainsi que la réponse de Nathalie DELATTRE qui vient de vous parvenir.

adrien Bonnet
Madame la Déléguée départementale,
Chère Sylvie,

Lors de mes déplacements en Gironde et de mes nombreux contacts avec les adhérents, j’ai constaté leur volonté de participer au débat démocratique.
Il est indispensable que les adhérents choisissent en toute conscience le nouveau président de l’UDI 33. Certains veulent laisser l’UDI dans l’obscurantisme et le refus de l’information démocratique.
Je demande donc l’organisation d’un grand débat public avec Nathalie Delattre pour répondre aux questions et attentes des adhérents.
Ce débat pourra être filmé et diffusé sur les différents réseaux sociaux et autres outils internet afin que l’ensemble des votants puissent élire le nouveau président.

Cordialement,
Adrien Bonnet

 

 

nathaliedelattre
Chère Sylvie,

Ce débat est une proposition que j'avais faite, entre autres, à Adrien, au début de la campagne, compte tenu des modalités de déroulement de cette dernière exposées par Jean-Christophe Lagarde à chacun de nous trois (pas de transmission de fichiers, communication des candidats via Paris, corps électoral de l'élection nationale, ...).

Cependant, aujourd'hui, il me semble que les conditions d'un tel débat ne sont pas réunies :

- à 6 jours de l'élection il est matériellement impossible d'organiser ce débat, qui ne doit pas se réduire à un tête à tête, mais qui se doit d'être un débat public avec un échange permanent entre les candidats et les adhérents, qui détiennent l'avenir de notre famille politique et son projet. En ta qualité de déléguée départementale, tu aurais pu l'organiser bien en amont, c'est un choix que tu n'as pas fait, dont acte.

- la communication de cette campagne s'est faite largement en faveur d'Adrien. Aussi, par cette demande que tu relaies, derechef à l'ensemble du conseil départemental, sans même avoir la courtoisie de m'appeler avant, tu choisis d'accentuer ce déséquilibre.

Le siège national a fixé les règles de communication , dont nous avons été tous les trois destinataires et vous avez décidé unilatéralement, Adrien et toi, de vous en affranchir, mettant même ta neutralité de côté, alors que tu avais eu un engagement ferme sur ce point avec Jean-Christophe LAGARDE.

- l'utilisation des fichiers devra également faire l'objet d'interrogation, là aussi tu as été destinataire de plaintes, dont tu as fait le choix de ne pas relayer l'information, ni de faire de rappel à l'ordre. Je n'ai pas le fichier de l'UDI, je ne possède que la partie du fichier de la composante des radicaux, dont je suis la présidente et pour lequel j'ai l'autorisation d'utilisation par la CNIL. Il est interpellant que le fichier UDI se retrouve entre plusieurs mains, c'est contraire aux intérêts de notre famille politique, mais visiblement cela vous importe peu. La fin justifie les moyens.

Il est temps que cette campagne arrive à son terme tant les attaques internes d'un tout petit nombre de personnes issues du comité de soutien d'Adrien ont été d'une violence inouïe à mon encontre et contraire aux valeurs de notre famille. Certains de dire qu'ils continueront cette campagne diffamatoire au-delà du 8 février par des actions qui frisent déjà aujourd'hui le harcèlement moral. J'espère que notre fédération pourra rebondir comme elle le mérite avec des militants nombreux qui ont envie de la faire vivre au-delà des seuls intérêts personnels d'une poignée, car je le redis nous avons un potentiel formidable au niveau de nos adhérents, un grand nombre qui souhaite travailler collectivement pour faire fructifier notre famille et en porter les valeurs.

Soyons dignes de nos militants !
Nous leur devons un sens aigu des responsabilités !

Bien à toi.
Nathalie Delattre
Maire-adjoint de Bordeaux
Conseillère de Bordeaux Métropole

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adrien Bonnet

REPONSE AU REFUS DU DEBAT

Madame la déléguée départementale, Chère Sylvie,

Je prends acte du refus de  Nathalie d’organiser un débat démocratique.
Je le regrette profondément.
Les motifs invoqués ne sont pas sincères et ne sont qu’une dérobade.
Pour moi, refuser le débat politique:
- c’est nier le droit à l’information des militants.  Il n’existe aucunes règles restrictives de communication dans l’élection à la Présidence de la fédération. Chacun a le droit de recevoir toutes les informations qui lui sont nécessaires pour faire son choix en toute conscience.
- c’est rejeter nos valeurs centristes, contenu dans le pacte fondateur initié par Jean-Louis BORLOO, à savoir l’écoute, le partage, le dialogue et la tolérance.
- c’est une image des débats qu’il faudra pourtant mener avec nos alliés, que ce soit l’UMP ou le MODEM ou nos adversaires politiques.
- c’est refuser une chance à notre fédération de mener une campagne exemplaire.
Je continue donc à porter mon projet d’avenir pour notre fédération, comme je le fais depuis le début de cette campagne.
Cordialement.
Adrien BONNET

9 réponses

  1. Le débat impossible ou la maladie démocratique française
    Je regrette l’impossibilité d’organiser un débat entre Nathalie Delattre et Adrien Bonnet. Cela démontre le retard démocratique des partis politiques et souligne une fois de plus la déconnexion entre les responsables et les citoyens (Dans notre cas entre 2 prétendants à un poste de responsabilité politique locale et la base des adhérents et militants). La démocratie interne c’est avant tout le débat, la confrontation des idées, la mise en perspective, la capacité à s’adresser aux adhérents et militants.
    Alors l’un reproche à l’autre de ne pas vouloir débattre
    L’autre lui rétorque qu’elle avait proposé un tel débat à son concurrent et que celui-ci n’avait pas donné suite.
    Le résultat est que nous ne pourrons pas assister et participer à des échanges entre candidats et entre les candidats et les adhérents dans une concorde républicaine très « RadSoc ».
    Certains proches pensent que leur candidat(e) n’a absolument rien à gagner à un tel débat. Il ou elle risque se mettre en danger. Mais il n’est pas question ici que les candidats gagnent ou perdent en se confrontant, il est question de faire gagner la démocratie en montrant que le débat est vivace, que les différences sont là et que pour se présenter devant les adhérents, il faut savoir leur parler et “affronter” les représentants des différents courants qui s’expriment au sein d’un parti constitué de plusieurs “chapelles”.
    Gilles GARCON

    • Jamais Mme Delattre n’a proposé à Mr Bonnet un débat. Adrien Bonnet a proposé un débat et Nathalie Delattre n’a pas donné de suite. Je pense qu’un débat était important nous en avions parlé en réunion, j’avais saisi le bureau et Sylvie Trautmann n’a jamais reçu l’accord de Mme Delattre. Je n’aime pas les mensonges qui portent atteinte à la démocratie interne.

  2. Je suis de ceux qui souhaitent un débat, pas la lune, un débat, somme toute rien de plus normal dans un parti POLITIQUE qui se veut être exemplaire.
    Nous n’aurons pas ce débat, il sera difficile après cela de donner des leçons de démocratie, dont acte.

  3. Je souhaite vivement que le prochain président ou présidente nous rassemble tous au sein de notre famille politique afin d’amorcer un nouveau départ constructif.
    Bonne chance aux deux candidats qui sans nul doute sont de bonne valeur.
    Vive la France.

  4. c’est en fait assez simple. Quand on a peur de recevoir la vérité en pleine figure et de mettre à jour tous ces mensonges , magouilles et tricherie et bien normal que l’on refuse le débat !!!!

    • Vu sous cet angle il est peut être préférable que le débat n’ai pas lieu. Le débat n’est pas un règlement de compte mais un moment qui doit éclairer sur l’avenir. Où les candidats prennent des engagements devant les adhérents.

  5. il est maintenant trop tard pour un débat qui ne se serait pas passé dans de bonnes conditions.
    Nous connaissons les deux candidats.
    Pensons surtout à venir voter ce 8 février.
    Il faudra ensuite rassembler tout le monde et relancer l’action de l’UDI33.

    • Pour ma part je ne pourrai pas, une seconde fois, voter comme pour les élections nationales…les raisons ne m’ont toujours pas été précisées en dépit de multiples relances !
      Malgré tout, le débat était vraiment souhaitable non pas pour les élus qui connaissent les deux candidats comme vous l’indiquiez mais pour les nouveaux militants récemment inscrits par voie directe ou indirecte à l’UDI.
      Ils sont nombreux et la clé de voûte de notre union.
      Faire son choix à partir des professions de foi n’est pas évident pour un nouvel arrivant. Faire débattre les deux candidats permet de mieux déterminer son propre arbitrage et surtout d’avoir envie d’aller voter.
      En effet peu d’entre nous évoque l’abstention possible pour cette élection…or cet élément peut faire basculer le scrutin.
      Les déçus pourront dire que l’élection n’était pas démocratique.
      Je rajouterai un second et dernier point : le film d’un débat, diffusé éventuellement sur ce site, aurait été un atout pour la communication pour la fédération et l’organisation en son sein.

  6. Il est tellement facile d’exiger un débat, in-extremis, après l’avoir refusé et de crier ensuite au déni de démocratie.

    Dont acte, là aussi .

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