DOUBSDOUBS - LEGISLATIVE PARTIELLE
LE CENTRE N'EST PAS LA DROITE

 

Le candidat de la droite a été battu dès le premier tour de l’élection législative partielle organisée dans la quatrième circonscription du Doubs, laissée vacante par Pierre Moscovici. Le second tour opposera donc le candidat du Parti Socialiste à celui du Front National.

Dès l’annonce des résultats du premier tour, l’UDI, bien qu’étant dans l’opposition, a explicitement appelé tous les électeurs de la circonscription à faire barrage à l’extrême droite en votant « pour le seul candidat républicain restant en lice ».

Au MoDem, François Bayrou a déclaré qu’il n’aurait « aucune hésitation à voter PS » face au Front National.

A l’UMP, en revanche, c’est la confusion: tandis que Bussereau, NKM et Juppé appellent à faire barrage au FN, la plupart des autres ténors du parti tergiversent, hésitent, s’interrogent. Profondément embarrassés par cette élection, les cadres de l’UMP sont incapables d’adopter une position claire et unanime. La plupart d’entre eux ne croient plus au « front républicain » et défendent la ligne du « ni-ni », c’est-à-dire ni PS ni FN. Certains considèrent même qu’il ne faut donner aucune consigne de vote.
Pourquoi une telle frilosité?
Parce que les responsables de l’UMP savent qu’une partie de leurs électeurs se reportera naturellement sur le candidat du FN. Et parce qu’en appelant à voter PS, l’UMP a peur de se discréditer, et de valider la thèse frontiste de « l’Etat UMPS ».

Dont acte. Les centristes, eux, ont préféré la défense de leurs convictions républicaines et humanistes à tout calcul politicien. Ils ont simplement considéré que les valeurs républicaines passaient avant tout le reste, et que la lutte contre l’extrême droite était plus importante que l’opposition droite/gauche.
Le centre n’est pas la droite.

Publié le 2 février 2015par le Blog ami “

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UMPL’ECLATEMENT DE L'UMP C'EST POUR QUAND ?

Entre le PS et le FN, entre un candidat républicain et une candidate d’extrême droite qui a déclaré qu’elle croyait à « l’inégalité des races », l’UMP a choisi de ne pas choisir: cela en dit long sur la crise que traverse le principal parti de la droite française. Durant l’entre-deux-tours de la législative partielle organisée dans le Doubs, l’UMP n’a mené aucune réflexion de fond sur le programme et les valeurs des deux candidats restés en lice: les ténors du parti n’ont parlé que de stratégie politicienne, comme si les idées n’avaient plus aucune espèce d’importance.

L’UMP est aujourd’hui un parti profondément fracturé sur le plan idéologique, et préfère éviter les débats de fond pour sauver son unité de façade. 

L’aile modérée, libérale, humaniste et européenne de l’UMP, que l’on pourrait qualifier de « centre droit », est incarnée par des personnalités comme Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Pierre Raffarin ou Dominique Bussereau, qui ont appelé à faire barrage au Front National au deuxième tour de la législative partielle dans le Doubs. Le reste du parti réunit les tendances les plus dures, qui vont de la droite souverainiste d’Henri Guaino à la droite ultra-sécuritaire et ultra-conservatrice du courant « Droite Populaire » animé par Thierry Mariani et Lionnel Luca. Cette droite « décomplexée » considère qu’il ne faut pas faire barrage au FN. Quant à Nicolas Sarkozy, il voudrait incarner l’impossible synthèse entre les différents courants de l’UMP mais il a de plus en plus de mal à jouer son rôle de « rassembleur ». Les divisions idéologiques de l’UMP sont telles que le parti semble aujourd’hui au bord de l’implosion. D’ailleurs, le mouvement « Droite Populaire » a déjà pris ses distances avec la direction de l’UMP et s’est constitué en parti autonome.

Les fractures de l’UMP, comme celles du PS, laissent entrevoir ce fameux « axe central » que François Bayrou et de nombreux centristes aimeraient voir émerger en France, un axe allant de la gauche sociale-démocrate au centre-droit en passant par les centristes, et qui pourrait constituer le socle d’une majorité nouvelle, réformiste et pragmatique, dont le pays aurait tant besoin. Depuis 30 ans, les alternances à répétition et la guerre perpétuelle de la gauche contre la droite ont conduit la France au bord du gouffre: hélas, c’est à l’extrême droite, et à elle seule, que profite cette situation.

Publié le 6 février 2015par le Blog ami “

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