Réunion du Contre-gouvernement de l’UDI le 30 octobre 2013 : Jean-Marie Bockel présente son rapport sur l’Afrique

Par M. Jean-Marie Bockel

M. Jean-Marie Bockel, Sénateur du Haut-Rhin, ancien ministre, et chargé  à l’UDI de l’Afrique et de la Francophonie, a présenté aux membres du Contre-gouvernement les conclusions de son rapport sénatorial intitulé « L’Afrique est notre avenir » (qu’il co-préside avec M. Lorgeoux).
Ce rapport établit un diagnostic complet et détaillé des mutations en cours en Afrique subsaharienne, au premier rang desquelles figure l’explosion démographique, qui met les sociétés africaines sous tension. « Il conviendra en effet pour l’Afrique de nourrir, former, loger, soigner et employer plus un milliard de nouveaux habitants d’ici 40 ans », rappelle Jean-Marie Bockel.
Par ailleurs, avec un taux de croissance annuelle de 5% depuis dix ans, force est de constater que le pouls économique d’une partie de l’Afrique s’est accéléré. Pour le Sénateur, « au-delà des disparités, il y a une Afrique dynamique, une Afrique qui peut être pour nous un formidable réservoir de croissance. »
Dans ce contexte, son rapport revient sur la relation entre la France et l’Afrique. Alors que les pays émergents – Chine, Inde, Brésil, Turquie, etc. – investissent massivement en Afrique, la France semble être dépourvue de stratégie à long terme sur ce continent de près de 2 milliards d’habitants, aujourd’hui convoité.
A quelques jours du prochain du sommet de l’Élysée pour la Paix et la Sécurité en Afrique, Jean-Marie Bockel a présenté les 10 priorités et 70 mesures du rapport pour relancer les relations de la France avec les pays africains dans un partenariat d’égal à égal, fondé sur des intérêts communs.
Parmi celles-ci, la mise en place d’une université francophone pilote à Dakar, la meilleure association de l’Agence Française de Développement à la défense des intérêts français, ou encore, l’adaptation de nos points d’appui en Afrique afin de disposer de capacités réactives et flexibles en fonction de l’évolution des besoins, notamment au Sahel.
« Une partie de l’avenir de notre pays est clairement en Afrique et il convient dès à présent de relancer les relations de la France avec les pays africains à travers un partenariat rénové. Car une chose est sûre : l’Afrique ne nous attendra pas », a conclu l’ancien ministre.

Aller à la barre d’outils