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SENATORIALES 2014
L'UNION NE FAIT PAS TOUJOURS LA FORCE

Le résultat des élections sénatoriales doit être étudié avec circonspection tant au niveau national qu’au niveau local. Le raz de marée espéré n’a, en effet, pas eu lieu et la gauche peut donner l’impression de résister dans certains départements, c’est le cas du nôtre, la Gironde. Il faut rappeler comment s’est opéré dans le passé le glissement du Sénat de l’union du centre et de la droite, vers la gauche. Le mandat sénatorial est de 6 ans et la « Haute Assemblée » est renouvelée par moitié tous les 3 ans. En 2008 l’ancienne majorité constituée de la droite et du centre a conservé le Sénat même si elle a perdu plusieurs sièges (8 pour l’UMP et 1 pour le Centre). L’élection qui vient d’avoir lieu est donc le renouvellement de la moitié du Sénat qui avait connu en 2008 une érosion de l’UMP et une quasi stabilité du Centre.  Au regard  de l’élection de référence, les résultats sont très satisfaisants puisque l’UMP avec un gain de 16 sièges récupère les 8 sièges perdus en 2008 et en gagne 8 autres, les centristes récupèrent le siège perdu en 2008 et en gagnent 8 autres.

C’est en 2017 que nous devrions observer les effets les plus significatifs des gains de la Droite et du Centre au Sénat puisque la moitié de l’Assemblée renouvelable, avait été élue en 2011, élection ou l’UMP avait perdu 15 sièges et le Centre 2 sièges et c’est lors de cette élection de 2011 que le Sénat à basculé à gauche. D’ici 2017 se dérouleront d’autres élections qui seront sans doute autant de défaites pour les socialistes et qui devaient logiquement amplifier les résultats des municipales et permettre à la nouvelle majorité sénatoriale de consolider ses positions avec un gain de 20 à 30 sièges.

Je veux aussi noter la surprenante victoire de 2 sénateurs du Front National David RACHLINE dans le Var et Stéphane RAVIER dans les Bouches du Rhône qui obtiennent plus du double de voix des grands électeurs acquis à leur candidature. Il est trop tôt pour en tirer des enseignements, posons nous simplement les bonnes questions

Assistons-nous à une porosité entre l’électorat de droite et le Front National ?
Est ce un signal que les élus de terrain veulent envoyer au pouvoir et aux partis de gouvernement ?

Regardons maintenant le Département de la Gironde. La Liste d’union UMP-UDI-MODEM échoue à 5 voix près et ne récupère pas le 4ème siège convoité qui devait échoir à notre amie Nathalie Delattre.

On pourra regretter la dispersion des voix sur des candidatures de témoignage ou de diversion, 112 voix pour le FN alors qu’il pouvait en espérer 24 tout au plus, 28 voix pour une liste divers droite et 32 voix pour la liste "Debout la République" soit 148 voix qui auraient pu permettre d’arracher ce quatrième siège.

Eriger en principe, l’union de la droite et du centre, à toutes les élections, et quelques soient les situations de terrain et les particularismes électoraux relève d’une rigidité dogmatique qui démontre ses limites et ses faiblesses dans le résultat de ces sénatoriales.

Alors bien sûr l’UMP retrouve ses 3 sièges, grand bien lui fasse, mais je pense que si l’UMP tenait absolument à cette liste d’union, condition indispensable pour ravir un 4ème siège, alors la troisième place aurait du revenir de fait à l’UDI, l’UMP assurant pour lui même ce quatrième siège « garanti ».

Je suis certain que dans les jours qui viennent les calculettes vont « chauffer » pour simuler ce qu’aurai pu donner une liste autonome du Centre en Gironde.

Peut être diront certains, sans doute diront d’autres, s’il y avait eu une liste autonome de l’UDI et du MoDem, nous aurions un élu du Centre au Sénat.

Après les nombreux succès de l’UDI et du MoDem aux municipales, est-il normal que le Centre girondin ne soit pas représenté au Sénat ?

Est-il normal que lors de la constitution de la liste d’union il n’y ait eu aucun candidat représentant la CUB (bientôt dénommée BORDEAUX-METROPOLE) assuré d’être élu, laissant au seul PS, le soin de représenter la ville et métropole aux Assemblées ?

J’ajoute en conclusion que ce billet d’humeur n’engage que son auteur, cela va sans dire, mais cela va toujours mieux en le disant.

Ludovic BOUSQUET
contact@ludovic-bousquet.fr

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